Jorge : 1ère scène au G.G.H.

Le Gandharava Gana Hall attire les concerts d’exception. Une soirée gravée dans l’agenda depuis plusieurs mois, alors que le musicien portugais d'électronique planant ne s’est plus produit sur scène depuis plus de 20 ans. Il débarque aux portes de Paris à l’occasion de la sortie de son Ep La joie au cœur. Le musicien s'exprime dans un français impeccable !

Jorge sur la scène du Gandharva Gana Hall


Bienvenue à Paris, Jorge ! Vous êtes pour deux dates au Gandharva Gana Hall en première partie de Naren & Sarada. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

 

Bonjour ! Merci ! C’est toujours un vrai plaisir de revenir à Paris. Je connais Naren et Sarada depuis beaucoup d’années maintenant. Je les ai rencontrés à l’ashram de Gretz que je fréquente régulièrement. Nous avons toujours eu de bonnes relations et puis nous nous sommes mis à travailler la musique ensemble et notre amitié a gagné en profondeur. Et donc ouvrir les deux concerts de Naren et Sarada est un énorme plaisir.

Votre musique est de l’électronique planant, celle de Naren & Sarada du rock. Comment le public vous

accueille-t-il ?

 

Bien que différente en nom et forme, la musique des deux projets est très similaire, elle partage une profondeur et sincérité que le public ressent. Et le feedback reçu du disque et des concerts est très positif.

Qu’est-ce que vous aimez le plus à l’idée de jouer au Gandharva Gana Hall ?

 

Le Gandharva Gana Hall est le port d’attache, la maison, où l’on retourne toujours. La salle a une énergie sacrée, et jouer dans ce lieu élève très haut la musique et les artistes qui y jouent. On le sent à chaque concert, à chaque note chez tous ceux qui croisent cette merveilleuse scène. Donc, ce que j’aime le plus, c’est d’être au Gandharva Gana Hall, tout simplement.

Pour ceux qui ne vous ont pas vu en live, que peut-on espérer voir dans vos concerts ?

 

Sincérité, profondeur, musique.

Vous êtes très minimaliste sur scène, qu’utilisez-vous exactement ?

 

Oui, c’est vrai. J’ai toujours eu une approche minimaliste dans la vie, et cette approche se reflète aussi dans ma musique. J’aime être léger, et être prêt quand l’inspiration me touche ; donc j’utilise des petits instruments et un iPad, que l’on peut toujours avoir à porter de main. J’aime les petits synthés que l’on peut porter très facilement et qui ont un son d’enfer ! (rire)

 

Mais pour répondre techniquement à votre question, j’utilise un iPad avec Groovebox et Launchpad de Ampify pour la partie rythmique et ambiental et un Yamaha reface CS (que je trouve remarquable) pour tout le reste. En fait, cet instrument commence à devenir culte, parce que les gens commencent à réaliser le potentiel qui se cache derrière ses petites touches. Il est très dangereux, vous savez. On s’assoie derrière lui pour 10mn de pratique et après on s’aperçoit que ce sont des heures qui ont passé ! (rire)

Avez-vous des projets de concert au Portugal ?

 

Oui et non (rire) ; je suis un musicien amateur, donc mon temps est assez limité. Mais, dernièrement, beaucoup d’événements se sont produits et qui peuvent aboutir à des concerts, et si les étoiles s’alignent, je ne dis pas non.

Comment est la scène actuelle là-bas ? L’arrivée de Madonna a-t-elle mis les projecteurs sur la ville de Lisbonne ?

 

La scène musicale à Lisbonne et au Portugal, est très, très bonne en ce moment. En fait, elle n’a jamais été aussi bonne. Le Portugal a toujours été un pays de musiciens, et a toujours eu une superbe scène artistique. La différence aujourd’hui, c’est que par un étrange coup du destin, Lisbonne est devenue une des capitales de la musique moderne et beaucoup, beaucoup d’artistes y viennent travailler, et même y habiter. Madonna est seulement la pointe de l’iceberg. Pour vraiment comprendre la scène il faut assister à un concert ici, c’est très particulier ! (rire)

Votre prochain album est prévu mi-octobre, avez-vous une routine particulière pour l'écriture des musiques, ou un lieu ou un ensemble de circonstances pour le processus ? Et connaissez-vous le titre de votre prochain album ?

 

Pour le processus… oui et non. La musique fait partie intégrante de ma vie, comme mélomane et comme musicien ; en fait elle est un complément à ma pratique quotidienne. Mais quelquefois je peux ne pas jouer pendant beaucoup de temps et puis tout d’un coup je suis pris par un élan créatif et là c’est l’envolée…

 

Pour l’album, j’ai déjà un titre ; oui. Mais tout dernièrement une musique est arrivée qui pourrait changer un peu ce que j’ai dans la tête et donc … Je laisse toujours la première place à l’inspiration !

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Gandharva Gana

6, av des frenes 77220 Gretz-Armainvilliers